• Alice et Gus se précipitèrent hors du manoir. Il faisait bien trop peur. C'est encore tout tremblants qu'ils me racontèrent leur histoire...

    « On habite dans le quartier, expliqua Gus. Ça faisait plusieurs semaines qu'on voulait se faire peur mais jamais nous n'avions pensé à ... à ÇA.
    Donc un soir, j'étais allée dormir chez Alice et on s'ennuyait beaucoup alors on a décidé d'aller voir ce terrifiant manoir. Nous avions pris un sac, rempli de bonbons, boissons et lampes de poches.
    La légende disait qu'il était inhabité depuis plus de 100 ans ! Ça nous intriguais beaucoup. Alors on est rentrés. On a allumé nos lampes de poches. Le sol était couvert de poussières, les plafond constellés de toiles d'araignées et les murs ... ils étaient dénudés de tout papier peint et des traces de griffes étaient gravées dans leur pierre. Alice et moi, on commençait à avoir sacrément peur ! Alors on a décidé de sortir. On reviendrais un autre jour avec d'autres gens. Mais quand on a voulu sortir, ÇA nous a attrapé par les jambes et nous a tiré jusqu'à sa tanière ÇA a peur de la lumière. ÇA est une bête pleine de poils et de griffes.
    - On pensait qu'elle voulait nous manger, reprit Alice. Mais elle voulait seulement faire de nous des prisonniers. Elle nous apportait à manger et s'en allait. Deux fois par jour. Et puis un soir, elle n'est pas venue. La pièce dans laquelle nous étions était fermée à clé. Cette fois-ci, Gus poussa violemment la porte avec son épaule et elle céda. On était sorti de cette pièce. On se dirigea vers la droite. Une lumière nous éblouissait. Le temps de reprendre nos esprits, nous n'étions plus au même endroit. Nous marchions sur des  ... sur des crânes. Des crânes humains. On commençait à courir. Des squelettes nous faisaient face. Ils faisaient à peu près notre taille et étaient tout désarticulés. Ils faisaient vraiment peur alors on est allés à gauche, il y avait une porte on a couru vers elle mais elle était. On a forcé jusqu'au moment où je me suis assise par terre, sur les crânes, et j'ai senti une clé sous ma main. Je l'ai donnée à Gus qui a ouvert la porte. Et... nous voici.
    - Mes pauvres enfants, leur dit-je. Depuis combien de temps y êtes vous ?
    - Je ne sais pas, peut-être quelques semaines, répondit Gus. Quel jour sommes nous ?
    - 19 juillet.
    - De quelle année ? demanda Alice.
    - Bah 2017 !
    - 2017 ? On est pas en 1986 ?! s'écrièrent Alice et Gus. »


    2 commentaires
  • Ses beaux cheveux blonds tombaient en cascade sur ses blanches épaules. Ses yeux bleus, brillants comme deux saphirs, scintillaient d'une vibe étincelle. Son nez, en trompette et très fin venait combler à merveille son beau visage. Lorsqu'elle parlait, ses lèvres bien dessinées bougeaient vivement au rythme de ses paroles.
    Une carapace dorée peut cacher le pire des démons.
    En fait, elle était cruelle et égoïste. Accompagnée de ses sbires, elle faisait régner sa loi par la terreur dans le lycée. Quiconque osait la réprimander, la critiquer ou tout simplement lui tenir tête souffrait. Insultes et coups. Mais, ces personnes ne pouvaient rien dire. Sinon, leur famille, leurs amis souffriraient par leur faute.
    Alors ils se taisent. Alors elle continue.


    votre commentaire
  • « Cher Papa Noël, 

    Cette année j'ai été très très sage ! J'ai fais tout ce que maman et papa me demandaient et j'ai bien travaillé à l'école ! 

    Pour me récompenser tu pourrais m'offrir les cadeaux que je veux ? 

    Je voudrais : 
     - un vélo
    - un bateau pirate Playmobil 
     - un ballon
    - un déguisement de Spiderman
    - des chaussures qui s'allument quand on marche
    - un voiture télécommandée
    - pleins de jouets !!!!! (lesquels tu veux) 

     

    Merci beaucoup Papa Noël !  

    A l'année prochaine ! » 

      

    Le petit Léo et sa Maman était allés porter cette lettre à la poste. C'était le début du grand froid et Léo claquait déjà violemment des dents. Son nez et ses doigts étaient engourdis par la température trop basse à son goût. 

    Quelques flocons tombèrent avant qu'ils n'arrivent au pied de leur immeuble. Le petit Léo s'amusait à les attraper sur sa langue. 

    Les quelques semaines qui les séparaient de la fête de Noël passèrent vite. 

    C'était le réveillon. Toute la famille du petit garçon était réunie autour de la table. Ils mangeaient, buvaient et discutaient à grande voix. Vers 22h, Léo dut aller se coucher, pourtant il n'était pas fatigué. Son père lui promit de le réveiller quand les cadeaux seraient arrivés. 

    Mais le petit garçon voulait voir le Père Noël. Aussi, quelques minutes après que son père soit parti, Léo se leva. Il sortit de sa chambre et se dirigea vers le salon. Les grandes personnes discutaient si bruyamment qu'ils n'entendirent pas Léo approcher doucement.  

    Avide de curiosité, il se glissa derrière le canapé et attendit. Heureusement, il faisait toujours tomber des jouets sous le canapé. Il les ramassa et se mit à jouer. Plusieurs dizaines de minutes passèrent avant que quelqu'un ne dise : 

    « Je vais chercher les cadeaux ! C'est l'heure ! » 

    Léo ne comprenait pas. Il jeta un œil au dessus du canapé et observa.  

    Bientôt, son oncle arriva les bras chargés de cadeaux.  

    « En voici quelques uns, dont les miens pour vous. Quelqu'un viens m'aider à chercher les autres au sous-sol ? » 

    Léo attendit qu'ils soient partis et sortit du salon pour les suivre. Il descendit lentement les escaliers et se retrouva nez à nez avec sa cousine, avec elle aussi, des cadeaux dans les bras. 

    « Mais ... Mais ...? Où il est le papa Noël ? demanda le petit garçon, les larmes aux yeux. » 

    Il remonta l'escalier en courant et s'engouffra dans sa chambre en sanglots. Ils avaient tous menti ! Le Père Noël n'existait pas !  

     


    2 commentaires
  • C'était une nuit noire comme je les aimes, mon chien Caramel toujours à mes côtés, je cherchait quelques frissons de peur dans ce village bien paisible. Nous marchions tranquillement aux abords de l'église centrale du village quand nous entendions un cri, suivi de près d'un aboiement. Un aboiement de ... de loup ? Depuis quand y avait-il des loups dans ce village ? Intriguée, je me mis en route pour retrouver ce cri. Caramel effrayé, me retint par le pantalon. Il faillit me l'arracher avant que je me résigne à rentrer à la maison. Le village de nuit était tellement différent. Comme si je m'était téléportée dans un monde parallèle! Une fois rentrés, j'attendis que mon chien s'endorme avant d'y retourner. 

    Je me dirigea vers l'édifice religieux où j'avais entendu le cri. Une ombre passa à une vitesse phénoménale, cette ombre ne ressemblait pas à celle d'un humain. Plutôt à celle d'un chien ! J'aurais dû venir avec Caramel, il m'aurait protégée... Maintenant que je suis là, je ne peux plus faire demi-tour. Je m'avançai tremblante vers l'église et la contourna. J'éclairai avec ma lampe mais je ne put m'empêcher de crier lorsqu'une boule de poils me frôla de trop près. Je pris mes jambes à mon cou mais elle était bien plus rapide. Elle me rattrapait vite. Heureusement, je connaissais le village mieux que tout et tourna dans une petite ruelle sombre, grimpa à un grand arbre et repris mon souffle tranquillement. La bête, ne voyant rien, essayait de se repérer grâce aux odeurs. Rassurée par le fait qu'elle ne pouvait m'atteindre, je m'endormis. Il me semblait n'avoir dormi que quelques minutes mais pourtant, quand je me réveilla, le soleil commençait à se lever. Curieuse, je jeta un œil au pied de l'arbre. Une femme, nue, semblait y dormir. Est ce elle qui me poursuivait ? En observant bien, je me rendit compte qu'il s'agissait de nulle autre que ma meilleure amie. Jamais elle n'aurai essayé de me tuer ! Ce village était-il maudit


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique