• Alice et Gus se précipitèrent hors du manoir. Il faisait bien trop peur. C'est encore tout tremblants qu'ils me racontèrent leur histoire...

    « On habite dans le quartier, expliqua Gus. Ça faisait plusieurs semaines qu'on voulait se faire peur mais jamais nous n'avions pensé à ... à ÇA.
    Donc un soir, j'étais allée dormir chez Alice et on s'ennuyait beaucoup alors on a décidé d'aller voir ce terrifiant manoir. Nous avions pris un sac, rempli de bonbons, boissons et lampes de poches.
    La légende disait qu'il était inhabité depuis plus de 100 ans ! Ça nous intriguais beaucoup. Alors on est rentrés. On a allumé nos lampes de poches. Le sol était couvert de poussières, les plafond constellés de toiles d'araignées et les murs ... ils étaient dénudés de tout papier peint et des traces de griffes étaient gravées dans leur pierre. Alice et moi, on commençait à avoir sacrément peur ! Alors on a décidé de sortir. On reviendrais un autre jour avec d'autres gens. Mais quand on a voulu sortir, ÇA nous a attrapé par les jambes et nous a tiré jusqu'à sa tanière ÇA a peur de la lumière. ÇA est une bête pleine de poils et de griffes.
    - On pensait qu'elle voulait nous manger, reprit Alice. Mais elle voulait seulement faire de nous des prisonniers. Elle nous apportait à manger et s'en allait. Deux fois par jour. Et puis un soir, elle n'est pas venue. La pièce dans laquelle nous étions était fermée à clé. Cette fois-ci, Gus poussa violemment la porte avec son épaule et elle céda. On était sorti de cette pièce. On se dirigea vers la droite. Une lumière nous éblouissait. Le temps de reprendre nos esprits, nous n'étions plus au même endroit. Nous marchions sur des  ... sur des crânes. Des crânes humains. On commençait à courir. Des squelettes nous faisaient face. Ils faisaient à peu près notre taille et étaient tout désarticulés. Ils faisaient vraiment peur alors on est allés à gauche, il y avait une porte on a couru vers elle mais elle était. On a forcé jusqu'au moment où je me suis assise par terre, sur les crânes, et j'ai senti une clé sous ma main. Je l'ai donnée à Gus qui a ouvert la porte. Et... nous voici.
    - Mes pauvres enfants, leur dit-je. Depuis combien de temps y êtes vous ?
    - Je ne sais pas, peut-être quelques semaines, répondit Gus. Quel jour sommes nous ?
    - 19 juillet.
    - De quelle année ? demanda Alice.
    - Bah 2017 !
    - 2017 ? On est pas en 1986 ?! s'écrièrent Alice et Gus. »


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  • Ses beaux cheveux blonds tombaient en cascade sur ses blanches épaules. Ses yeux bleus, brillants comme deux saphirs, scintillaient d'une vibe étincelle. Son nez, en trompette et très fin venait combler à merveille son beau visage. Lorsqu'elle parlait, ses lèvres bien dessinées bougeaient vivement au rythme de ses paroles.
    Une carapace dorée peut cacher le pire des démons.
    En fait, elle était cruelle et égoïste. Accompagnée de ses sbires, elle faisait régner sa loi par la terreur dans le lycée. Quiconque osait la réprimander, la critiquer ou tout simplement lui tenir tête souffrait. Insultes et coups. Mais, ces personnes ne pouvaient rien dire. Sinon, leur famille, leurs amis souffriraient par leur faute.
    Alors ils se taisent. Alors elle continue.


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  • - Ici R3PX2L, vous m'entendez ? Je répète R3PX2L à la base.
    -Affirmatif. Quelles sont les nouvelles ?
    -Renfort immédiat secteur B8. Trop d'ennemi en vue.
    -Nous vous envoyons deux escadrille de 45 soldat. Suffisant ?
    -Affirmatif, général. Je coupe la ligne ils sont à 2km au sud.

     

    R3PX2L, est évidemment mon nom de code. Pour l'instant, mon vrai nom n'est pas important. Je suis soldate de l'escadrille d'émeraude de la nation de Carabouia pour le moment contrôlée et dirigée par les hommes. Ces ingrats nous laissent, nous les femmes, bonne à faire la cuisine et le ménage. Mais pendant qu'ils partent traîner entre eux, nous nous rejoignons et nous nous entraînons. Aujourd'hui, l'heure du combat a sonné. Aujourd'hui, c'est la révolution féministe. Aujourd'hui, je me bat aux côtés de milliers de femmes pour reprendre notre nation. Aujourd'hui, nous allons gagner et savourer le goût du sang. 

     

    Je vis les renforts arriver dans un grand vaisseau gris. La navette frôla le sol et mes compagnons me rejoignirent.

     

    -Vous avez fait vite, m'exclamais-je.
    -Toujours, lieutenant ! me répondit Anna, une amie d'enfance.
    -Pas de grades entre nous Anna. Je te l'ai déjà dit. Enfin bref, assez parlé. Le combat nous attends !

     

    Suivie d'une trentaine de soldats, je m'avançai discrètement. J'en avais mis une autre trentaine sous la direction de Anna. Les trente soldats qui restaient étaient des snippers. Elles se placèrent stratégiquement sans que j'ai besoin de le leur demander. De vraies professionnelles.
    Anna et ses soldats étaient cachés dans les ruines que nos ennemis devraient traverser pour pouvoir accéder à la ville. Mes soldats et moi-même, étions derrière une grande dune de sable qui surplombait un grande partie de la prairie.  Nos ennemis n'étaient plus très loin, suivie de mes soldats je dévalai la dune et arrivai pile à temps pour pouvoir massacrer ces hommes. 

     

    En première ligne, se trouvait de simples soldats. Pfft.. Quels lâches ils n'osent même pas aller en première ligne.

     

    Je me glissai entre les soldats pour arriver à leur chef. Pendant ce temps, les filles se battaient vigoureusement contre les hommes au prix de leur sang. Des grands coups d'épée ou de poings sortaient de partout. Lorsque j'arrivai enfin devant ce fameux chef (avec quelques égratignures mais les mains rouges de sang), je fût très surprise. Je m'attendais à voir un homme d'une trentaine d'année mais c'est un gamin de 12 ou 13 ans qui me faisait face.  

     

    "Arrêtez tout ! criais-je à mes soldats. Il y a un enfant !" 

     

    Dès qu'elles eurent entendu le mot "enfant", le combat s'arrêta. Nous étions bien évidemment des guerrières sans pitié mais l'instinct maternelle reprenait parfois le dessus. 

     

    -Qui es-tu ? me questionna t-il.
    -Lieutenant R3PX2L de l'armée de libération féminine. Et tu es ?
    -Max. Je suis heureux de vous trouver, je cherchais justement un haut gradé de votre armée.
    -Pourquoi ? le coupais-je.
    -Eh bien, nous avons été rejetés je ne sais pourquoi de la ville voisine. J'ai donc pris les commandes de ce groupe d'adolescents. Nous demandons l'asile. 

     

    D'adolescents ? C'est vrai que maintenant, en les regardant bien, ils n'avaient pas la carrure d'hommes. Comment ai-je pu faire une si terrible erreur. Même des jeunes filles se trouvaient parmi eux ! 

     

    -R3PX2L à SV5ID (Anna), arrêtez tout, je répète arrêtez tout ! Ce sont des adolescents demandeurs d'asile. Va prévenir les snipers, j'appelle la base.
    -Bien reçu, lieutenant.
    -PAS DE "LIEUTENANT" ! criais-je. 

     

    La ligne coupa.  

     

    -R3PX2L à la base. J'ai en face de moi une cinquantaine d'adolescents qui demandent l'asile. Accepté ou refusé, général ?
    -Amenez les moi dans les plus bref délais, déclara rapidement la voix.
    - Bien reçu, nous partons tout de suite. 

     

    J'ordonnai à mes soldates de porter les enfants blessés jusqu'au grand vaisseau gris. Sur les cinquante ados, seulement une dizaine étaient blessés, ce fut donc un jeu d'enfants (si je peut m'exprimer ainsi) de les amener jusqu'à la navette. 

     

    Lorsque nous arrivâmes au vaisseau, le reste de l'escadrille était déjà là et nous attendait pour partir. Une fois tout les enfants chargés dans le vaisseau, il décolla. Nous survolâmes les ruines, je ne connaissais que trop bien ce paysage. Sableux, sec et délabré. C'est sûrement ce qui représentait le mieux notre beau pays pendant cette triste période de guerre.
    Je n'eus pas le temps d'admirer plus longtemps ce triste paysage car nous arrivâmes rapidement à la base. Les adolescents avaient les yeux bandés par pure précaution, peut-être sont-ils des espions ?

    Toujours les yeux bandés, nous les fîmes entrer dans la base. Arrivés à l'intérieur nous entreprîmes de leur rendre la vue. J'emmenai Max jusqu'à la salle de contrôle où se trouvaient les généraux de l'armée. Parmi elles, Flatty, ma sœur. C'était une femme forte aussi bien mentalement que physiquement. Elle avait les même yeux verts de notre père mais les cheveux roux maternels. Bien que nous soyons sœurs, nous étions très différentes. L'une était faite pour diriger, l'autre pour obéir. L'une était rousse aux yeux verts, l'autre brune aux yeux bleus. Si les gens ne connaissaient pas notre lien de sang, ils ne pouvaient le deviner. 

     

    - Justine ! Contente de voir que tu es saine et sauve, m'adressa ma sœur.
    - Ce n'est pas la question pour le moment, répondit-je en esquissant un petit sourire. Je vous présente Max, il dirige le groupe des adolescents qui demandent l'asile.
    - Bien, bien...

     

     Je m'apprêtais à partir mais une petite main me retenu. 

     

    - Je veux qu'elle reste, déclara l'enfant.
    - Oh.. Mais, je ne peux pas Max. Ne t'inquiète pas, elle ne vont pas te faire de mal, lui dit-je calmement.
    - C'est une bonne idée, lâcha une voix de l'assemblée. Il reste une place libre, assis-toi donc.
    - D'accord, répondit-je en m'installant calmement. 

     

    La conférence ne dura pas très longtemps. On fit passer quelques test à Max pour voir s'il ne mentait pas. Et ce garçon était tout à fait honnête. Ce n'était pas infaillible, mais cela avait marché dans 96 % des cas. 
    Je pris congé avant la fin de l'audience toutes ces discussions politiques me dépassaient ! 

     

    Max était un jeune garçon très gentil et tout mignon. C'était un petit blond aux yeux gris, plutôt fin. J'étais impressionnée qu'il ai réussi à prendre les commandes d'un si gros groupe d'adolescents. Il devait savoir se montrer très persuasif, il ferait sûrement un très bon chef d'état, si seulement il ne tournai pas mal comme les autres hommes. Mais, pour moi, jamais il ne deviendrait comme eux ! C'était un vrai petit ange, je l'adorais ! 

     

    - Justine ? Demanda une petite voix fluette.
    - Qui est là ?! Demandais-je, brusquement sortie d'un profond sommeil.
    - C'est moi, Max. J'ai fait un cauchemar. Je peut venir dormir avec toi ? Questionna t-il les larmes aux yeux.
    - Bien sur mon bonhomme. Viens me voir et raconte moi ton cauchemar.
    - Ben en fait, on était dans le champs où vous nous avez attaqués. Et je voyais un gros truc tout noir arriver, vu que j'ai déjà vécu la scène, j'ai pas paniqué. Je me suis dit que c'était toi. Mais quand la Chose est arrivée, c'était pas toi, c'était un monstre ! On a combattu et tout le monde s'est fait tuer. Le monstre est arrivé vers moi et j'ai juste vu le fond de sa gorge. Et je me suis réveillé.
    - Ne t'inquiète pas, ce n'était qu'un rêve. Les monstres n'existent pas, répondit-je en esquissant un faux sourire. 

     

    Pour tout dire, j'étais moi-même terrifiée par cet horrible rêve ! Mais ressayais de ne pas y penser. Pourtant, la salle sombre dans laquelle nous nous trouvions n'aidais pas beaucoup. Je serais Max conte moi, autant pour le rassurer que pour me rassurer moi-même. 

    C'était seulement lorsque nos peaux se touchèrent que je réalisai quelque chose d'incroyable. 

     

    - Max, es-tu orphelin, demandai je ?
    - Non, pourquoi ?
    - Où sont tes parents ?
    - Je ne connais pas ma mère mais mon père est resté dans ma ville natale. Il n'a même pas levé le petit doigt lorsqu'ils ont décrété notre exil. 

     

    Mes certitudes étaient fondées. J'avais eu un enfant qui aurait eu l'âge de Max. On me l'avait volé. Oui, ça peut paraître étrange de voler un enfant, mais c'était comme ça. Si son "père" n'en avait rien à faire de son exil, il ne devait pas être son père biologique. Juste un voleur ! Il fallait que je vérifie mes certitudes. 

    Après avoir attendu que Max s'endorme, je me levai discrètement et me dirigeai vers la chambre de ma soeur. Elle dormait peu. Il y avait donc de fortes chances qu'elle soit éveillée à cette heure de la nuit. Arrivée devant la porte, je toquai. 

     

    - Entrez, marmonna une voix. Ah, Justine c'est toi !
    - Euh oui, où est ma soeur ?
    - Elle n'est pas là pour le moment, dit la voix. 

     

    C'était la même voix qu'au conseil. Je ne connaissais pas cette femme. 

     

    - Qui êtes-vous, demandais je alors.
    - Guarya. Enchantée. 

     

    J'entendis du bruit vers le bureau. Mais la pénombre de la pièce m'empêchait de voir de quoi il s'agissait. 

     

    - Et qui est cette personne qui fouille dans le bureau de ma soeur ? Demandais je en cherchant l'interrupteur.
    - Euh... Votr... Votre soeur nous a demandé de venir chercher des document pour elle. 

     

    J'allumai la lumière. 

     

    - Je ne vous ai pas demandé pourquoi mais qui. Un homme ! Vous avez amené un homme dans nos locaux ! Criai je en découvrant l'individu. Qu'avez vous fait de  ma soeur, trai... 

     

    Je n’eus pas le temps de finir ma phrase qu'elle m'assomma avec un gros livre. Je me réveillai quelques minutes après et ils avaient, bien évidemment, disparus ainsi que quelques affaires à ma soeur.
    Étrangement, ce ne fut pas elle qui me vint à l'esprit en premier mais Max. Il dormait dans mon lit. Ils allaient peut-être s'en prendre à lui !

    Je me levai tant bien que mal et me précipitai dans le couloir. Mon crâne me faisait atrocement souffrir. Je voyais flou mais je continuai à avancer. J'arrivai enfin devant la porte et l'ouvrit d'un coup sec. Je fut soulagée lorsque je vis la forme familière dormir dans mon lit. Ni une ni deux, je m'approchai de lui et le réveillai doucement. 

     

    - Max, désolé de te réveiller si tôt mais il y a une urgence dépêche toi de t'habiller on va réveiller les autres.
    - Mmmh.. Je te rejoint, répondit il d'une voix ensommeillée.
    - Vient au réfectoire dans 15 minutes, s'il te plaît.

     

    Je parti donc en direction du dortoir où se trouvaient les soldats. Le soleil commençait à percer la nuit noire et un rayon de lumière vint illuminer mon chemin. J'arrivai rapidement devant la porte et, sans toquer, j'entrai. 

     

    "Soldats ! Rassemblement dans 15 minutes au réfectoire. Dépêchez-vous, il y a une urgence !" 

     

    Sur ces paroles j'ouvrai violemment les rideaux et les fenêtres pour laisser rentrer la belle lumière du matin. Je me dirigeai ensuite vers les chambres individuelles et toquant à chacune d'entre elles, je criai toujours la même chose : 

     

    "Rassemblement dans 15 minutes au réfectoire ! Dépêchez-vous, c'est une urgence."  

     

    Après avoir fait le tour des chambres je me dirigeai vers la grande salle du réfectoire. A mon grand étonnement, la moitié des soldats étaient déjà là et la plupart des commandant aussi.  

     

    - Justine, pourquoi nous as tu convoqué si tôt ? demanda Léa, une amie de ma soeur faisant partie du commandement.
    - Je peut avoir un micro ? J'expliquerai en détails quand tout le monde sera là.
    - Bien sûr. Au fait, as tu vu ta soeur ? Elle n'était pas dans sa chambre ce matin...
    - C'est justement de elle et de sa chambre que je veux parler. Attends cinq minutes, s'il te plaît. Je n'ai pas envie de le répéter plusieurs fois.
    - Oui, je suis désolée, annonça t-elle gênée par sa propre impolitesse.

     

    Nous attendîmes encore quelques minutes et tout le monde fut là. Je m'avançai sur le promontoire et pris d'une main ferme le micro.

     

    "Soldates, générales, enfants ! Une trahison a été commise dans l'enceinte même du Q.G. Une des commandantes, qui m'a dit s'appeler Guarya a fait rentrer un HOMME dans nos locaux et l'a mené dans la chambre de Flatty pour prendre des documents top secrets. Notre bien-aimée Flatty est d'ailleurs portée disparue ! Combattantes de notre armée je vous appelle à rechercher ces traîtres et à me les amener. Morts ou vifs ! Je laisse maintenant la paroles aux généraux pour élaborer une stratégie." 

     

    Abandonnant le micro sous un tonnerre d'indignations et d'applaudissements, je descendis du promontoire, laissant ma place à six femmes qui parlèrent de politique et de stratégie. Je ne comprenais rien à tout cela et cherchai Max du regard. Il était au pied du promontoire et semblait être le plus déterminé de tous les soldats présents.
    Bientôt, arrivèrent les consignes. J'écoutai celles-ci attentivement et, une fois finies, je me précipitai dans ma chambre pour les élaborer. "Prenez une arme blanche et une arme à feu, attachez vous ou coupez vous les cheveux, prenez vos habits de camouflage et préparez vous à une chasse à l'homme."
    Pour ma part, j'étais censée rester sagement dans un bureau à attendre que les autres m'amènent les traîtres. Qu'est ce qu'ils croyaient ? Je suis faite pour l'action moi, pas pour rester toute la journée assise sur une chaise ! Peut m'importe le protocole, j'irai rechercher de traîtres.
    Delphine m'avait dit de prendre des armes comme toutes les soldates et de me rendre en salle T57 en attendant la capture du duo de traîtres.
    D'ailleurs, duo ou pas, nous n'en savions rien et c'est cette incertitude qui me faisait le plus peur : ne pas connaître le nombre de mes ennemis. L'identité m'importait peu, quelque soit l'adversaire, nous pouvions le faire souffrir. Torture ou mort directe ? La torture nous apporterai bien plus d'informations qu'une mort rapide, silencieuse et sans douleur. 
    Arracher les ongles un par un, regardant le sang dégouliner, le visage se décomposer, entendant les cris de douleur et ressentant le soulagement de ne pas y être. J'aimais torturer les gens !
    Me délivrant de mes pensées sanglantes, quelqu'un frappa à la porte.  

    - Entrez, marmonnai-je.
    - Suis moi, il faut aller dans un endroit où tu seras saine et sauve, me dit Delphine.
    - Non.
    - Comment ça "Non." ?
    - Comme un refus. Je refuse d'aller dans le confort pendant que mes soldates combattent, répondit je d'un ton catégorique.
    - Tu n'a pas le choix, Justine. Sinon tu mourras.
    - Alors je mourrais.

     

    Sur ces mots, je tournai les talons et préparai mes affaires.
    Cette chambre avait été mienne pendant seulement quelques semaines, maintenant je la quittais, peut-être pour toujours. Ce n'était pas une chambre des plus confortable, elle ressemblait beaucoup à une chambre d'internat. Les néons grésillant accrochés au plafond, les barreaux aux fenêtres, la salle de bain, le lit, l'armoire, le bureau. Tout me donnait maintenant l'impression d'avoir vécu dans une prison. Je valais mieux que ça, je valais beaucoup mieux que ça. 
    Une seule idée me traversait maintenant la tête et j'allais tout faire pour la réaliser ! Quelque en soit le prix, je suis prête à tout pour atteindre mes fins...
    Pour ce faire, je devais regagner mes soldates. Nous devions unir nos forces. 

     

    - Anna ?
    - Oui c'est moi ? Qui est-ce ?
    - C'est moi, Justine. Écoute moi, lui dit je avant de lui de lui raconter tout mon plan.
    - Je vois. Tu as besoin d'un soutien militaire. Je préviens tout le monde !
    - Ne parle pas de Tu-Sais-Quoi.
    - Ne t'inquiète pas, répondit elle avant de raccrocher. 

     

     Je sortis rapidement de ma chambre, puis du bâtiment et je me dirigeai vers un hangar désaffecté. 

     

    " Ça fera parfaitement l'affaire, pensai-je." 

     

    Je commençai à inspecter les lieux, vérifiant la sécurité et l'absence d'intrus. Soudain, une ombre passa à une vitesse phénoménale. J'essayai de la suivre du regard mais elle était bien trop rapide et bientôt, elle me distança. J'entendais ces pas, chacun un peu plus proche que l'autre. Je me tournai brusquement et quelqu'un se tenait derrière moi. 

     

    Un coup rapide m'atteignit à l'abdomen, me faisant suffoquer et reculer d'au moins une vingtaine de centimètres. 

     

    Je ne voyais que très peu à cause de la pénombre du hangar, mais j'arrivai à distinguer clairement les silhouettes. Mon adversaire était un homme d'une grande taille doté une musculature, me semblait-il, très développée. Sa taille lui donnait un avantage sur moi mais je pouvait la tourner en inconvénient. 

    Sans réfléchir davantage, je me jetai par terre. Marchant comme un petit enfant, je passais entre ses jambes et me releva brutalement. Je lui assénais un coup dans le crâne. 
    Sur mes phalanges, se trouvaient des piques accrochées à un morceau de tissu. Généralement je n'utilisais que ça, abattre son ennemi de ses propres mains était réconfortant.

    Pensant que mon adversaire défaillirait sous le choc, je baissai ma garde. Un peu trop tôt car l'homme se releva en jurant et lança sa jambe dans ma direction. Son pied emporta ma mâchoire dans son élan. J'avais un gout de sang insupportable dans la bouche. Je crachai une partie du sang par terre et reparti à l'attaque. Je lui lançai mon poing dans la figure, suivi de près d'un coup de pied qui le fit tituber. 

    Soudain, les néons grésillèrent et s'allumèrent. Je vis enfin le visage de mon agresseur. Je le connaissais ! 

     

    - Gregory ?! m'exclamai-je.
    -Justine.
    - Mais enfin, qu'est-ce que tu fais ici ?
    - Comment dire... Promet moi de ne pas te mettre en colère, sœurette.
    - Promis. Mais ne m'appelle pas "soeurette", pas après ce que tu as fait.
    - Eh bien en fait, j'ai infiltré l'armée du commandeur et j'ai appris quelques petites choses. Un problème se pose, ils ont découvert que je n'étais pas un de leurs partisans et sont maintenant à ma recherche..
    - En quoi cela me vexerait il ? le coupai-je
    - Attend..! J'ai pas encore fini. Bref donc, je suis en cavale et j'ai trouvé cet hangar. En voyant quelqu'un arriver j'ai cru que c'était un des soldats me recherchant. Par..
    - Quoi ?! Tu m'as confondue avec ces horribles créatures ?! Nous qui avons passé toute notre enfance côte à côte ?! hurlais-je, toujours en le coupant.
    - Tu avais promis de ne pas t'énerver, dit il sur un ton légèrement moqueur. Bref, je suis heureux que se soit toi. J'ai un marché à te proposer en échange d'un hébergement et d'une sécurité, je te livrerais mes connaissances.
    - Marché conclu. Tu pourras dormir ici en compagnie des autres soldates. Ce sera notre Q.G.

     

    Nous parlâmes quelques minutes, évoquant nos souvenirs d'enfance. Gregory était issu d'une famille riche vivant dans la maison voisine à lamienne. Ayant quelques années de plus que moi, il fut promis à ma soeur. Pourtant, c'est avec moi qu'il s'entendait le mieux, ma soeur étaittrop "cheffe" pour lui qui déteste recevoir des ordres. Enfin voilà, nous avons passé notre enfance ensemble, comme des frères et soeurs.  Cela faisait plusieurs années que je ne l'avais pas vu. C'était maintenant un beau jeune homme d'environ 25 ans. Il avait des cheveux bruns en bataille qui tombaient sur ses yeux de la même couleur. Comme je l'avais deviné dans la pénombre, il avait une musculature développée qui s'expliquait par le fait qu'il ai passé un peu de temps dans l'armée du commandeur. Entrer dans ses rangs était très dur et demandait des mois d’entraînement. 

     

    Nous nous étions assis dans la terre battue, au sol, pour discuter. Il me raconta ses années où nous étions séparés. Je fit de même sans donner trop de détails qui pourraient me coûter ma vie.  

     

    La dernière fois que nous nous sommes vus, j'avais à peine 18 ans. C'était il y a plus de 3 ans et pourtant, j'avais l'impression d'avoir toujours le jeune impétueux d'autrefois, celui qui m'avait fait une chose horrible.. Mais j'avais décidé de le pardonner et d'oublier cette facette de la personne. 

     

    - Bon c'est pas tout ça mais il faut chercher encore quelques trucs. Tu viens ? demandai-je.
    - T'as oublié que j'étais un fugitif ? Je peut pas sortir, répondit mon ami.
    - Quelle débile je fait ! Bon reste là et installe nos affaires. Je vais chercher quelques petites choses.

     

    Je sorti du hangar. L'air, empli de poussière, me piquait le nez et les yeux. Le vent était fort, on discernait à peine la chaîné montagneuse au loin à cause de l'épaisseur de la couche de poussière en suspension dans l'air. 

     

    A peine j'étais sortie qu'un bataillon d'hommes m'arrêta. 

     

    " Veuillez nous suivre immédiatement." 

     

    Je me retournais pour voir Gregory. Il était juste derrière moi, avec un grand sourire.  

     

    - Tu n'as pas fait ça ?! hurlais-je. Tu es toujours le même c*****d que y a 3 ans !
    - Désolé, dit il, ironiquement.
    - J'étais prête à t'offrir l'hospitalité et c'est comme ça que tu me remercie ? dis-je tout en me débattant.
    - Calmez vous madame, ou nous devrons utiliser les manières fortes, dit l'homme qui me tenait.
    - Qu'est ce que j'en ai a battre de vos manières fortes ?! criais-je, juste avant de recevoir un coup sur la tête qui me sombra dans l'inconscience. 

     

    Lorsque je me réveillai, j'étais dans une cellule. Une femme qui m'étais familière m'humidifiait le visage avec un tissu. 

     

    - Flatty ? demandai-je.
    - Ah tu es enfin réveillée, me répondit elle en souriant.
    - Où sommes nous ? J'ai dormi combien de temps ? Tu étais ici tout ce temps ? Il faut vite qu'on parte, enchaînais-je.
    - Chuut, chaque chose en son temps. Nous avons été capturées par l'armée. Ça fait une dizaine d'heures que tu dort. Oui j'étais ici tout ce temps. On ne peut pas partir. C'est trop tard pour nous...
    - Tu veux dire que ... ?
    - Malheureusement, oui. Sache je que t'ai toujours adorée, je t'adore et je t'adorais même dans ma tombe.
    - Ne dit pas ça on va trouver un moyen...

     

    J'inspectai la cellule. Elle était effectivement insaisissable c'en était fini pour nous. Dans quelques jours, nous serons exécutées. 


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  • « Cher Papa Noël, 

    Cette année j'ai été très très sage ! J'ai fais tout ce que maman et papa me demandaient et j'ai bien travaillé à l'école ! 

    Pour me récompenser tu pourrais m'offrir les cadeaux que je veux ? 

    Je voudrais : 
     - un vélo
    - un bateau pirate Playmobil 
     - un ballon
    - un déguisement de Spiderman
    - des chaussures qui s'allument quand on marche
    - un voiture télécommandée
    - pleins de jouets !!!!! (lesquels tu veux) 

     

    Merci beaucoup Papa Noël !  

    A l'année prochaine ! » 

      

    Le petit Léo et sa Maman était allés porter cette lettre à la poste. C'était le début du grand froid et Léo claquait déjà violemment des dents. Son nez et ses doigts étaient engourdis par la température trop basse à son goût. 

    Quelques flocons tombèrent avant qu'ils n'arrivent au pied de leur immeuble. Le petit Léo s'amusait à les attraper sur sa langue. 

    Les quelques semaines qui les séparaient de la fête de Noël passèrent vite. 

    C'était le réveillon. Toute la famille du petit garçon était réunie autour de la table. Ils mangeaient, buvaient et discutaient à grande voix. Vers 22h, Léo dut aller se coucher, pourtant il n'était pas fatigué. Son père lui promit de le réveiller quand les cadeaux seraient arrivés. 

    Mais le petit garçon voulait voir le Père Noël. Aussi, quelques minutes après que son père soit parti, Léo se leva. Il sortit de sa chambre et se dirigea vers le salon. Les grandes personnes discutaient si bruyamment qu'ils n'entendirent pas Léo approcher doucement.  

    Avide de curiosité, il se glissa derrière le canapé et attendit. Heureusement, il faisait toujours tomber des jouets sous le canapé. Il les ramassa et se mit à jouer. Plusieurs dizaines de minutes passèrent avant que quelqu'un ne dise : 

    « Je vais chercher les cadeaux ! C'est l'heure ! » 

    Léo ne comprenait pas. Il jeta un œil au dessus du canapé et observa.  

    Bientôt, son oncle arriva les bras chargés de cadeaux.  

    « En voici quelques uns, dont les miens pour vous. Quelqu'un viens m'aider à chercher les autres au sous-sol ? » 

    Léo attendit qu'ils soient partis et sortit du salon pour les suivre. Il descendit lentement les escaliers et se retrouva nez à nez avec sa cousine, avec elle aussi, des cadeaux dans les bras. 

    « Mais ... Mais ...? Où il est le papa Noël ? demanda le petit garçon, les larmes aux yeux. » 

    Il remonta l'escalier en courant et s'engouffra dans sa chambre en sanglots. Ils avaient tous menti ! Le Père Noël n'existait pas !  

     


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  • C'était une nuit noire comme je les aimes, mon chien Caramel toujours à mes côtés, je cherchait quelques frissons de peur dans ce village bien paisible. Nous marchions tranquillement aux abords de l'église centrale du village quand nous entendions un cri, suivi de près d'un aboiement. Un aboiement de ... de loup ? Depuis quand y avait-il des loups dans ce village ? Intriguée, je me mis en route pour retrouver ce cri. Caramel effrayé, me retint par le pantalon. Il faillit me l'arracher avant que je me résigne à rentrer à la maison. Le village de nuit était tellement différent. Comme si je m'était téléportée dans un monde parallèle! Une fois rentrés, j'attendis que mon chien s'endorme avant d'y retourner. 

    Je me dirigea vers l'édifice religieux où j'avais entendu le cri. Une ombre passa à une vitesse phénoménale, cette ombre ne ressemblait pas à celle d'un humain. Plutôt à celle d'un chien ! J'aurais dû venir avec Caramel, il m'aurait protégée... Maintenant que je suis là, je ne peux plus faire demi-tour. Je m'avançai tremblante vers l'église et la contourna. J'éclairai avec ma lampe mais je ne put m'empêcher de crier lorsqu'une boule de poils me frôla de trop près. Je pris mes jambes à mon cou mais elle était bien plus rapide. Elle me rattrapait vite. Heureusement, je connaissais le village mieux que tout et tourna dans une petite ruelle sombre, grimpa à un grand arbre et repris mon souffle tranquillement. La bête, ne voyant rien, essayait de se repérer grâce aux odeurs. Rassurée par le fait qu'elle ne pouvait m'atteindre, je m'endormis. Il me semblait n'avoir dormi que quelques minutes mais pourtant, quand je me réveilla, le soleil commençait à se lever. Curieuse, je jeta un œil au pied de l'arbre. Une femme, nue, semblait y dormir. Est ce elle qui me poursuivait ? En observant bien, je me rendit compte qu'il s'agissait de nulle autre que ma meilleure amie. Jamais elle n'aurai essayé de me tuer ! Ce village était-il maudit


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